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L’acceptation de soi signifie consentir à se supporter, s’admettre, se tolérer, s’approuver tel(le) que nous sommes à l’instant T. C’est considérer que nous sommes juste et correct (et pas « juste correct« , n’est-ce pas 😉 ).

Pourquoi est-ce que c’est si difficile à mettre en pratique pour certain(e)s d’entre nous alors que le concept est facile à concevoir ?

Les autres, notre référence

Qu’on soit une fille, un garçon, non binaire, grand, petit, gros, mince, moyen, noir, blanc, jaune, marron, rouge… Bien souvent pour définir notre propre valeur, nous nous basons sur ce que nous observons naturellement le plus : les autres. Bien que nous savons que nous ne sommes pas ces autres, comme le chante si bien Céline Dion, nous nous comparons à eux et nous faisons d’eux notre référentiel.

Pour satisfaire notre besoin d’appartenance, il est courant que l’on cherche à s’intégrer, à se faire aimer d’autrui bien avant de s’aimer ou de s’accepter soi-même. Nous sommes différents des autres pourtant. Dans notre expérience, notre ressenti, notre corps, nos besoins, nos envies, nos désirs, nos goûts…

Notre condition est toujours discutable à nos yeux. Si on est exceptionnel(le), on voudrait se fondre dans la masse. Quand on est moyen/normal, on se sent invisible, on voudrait être spécial(e). On ne comprend pas ce que ceux qui nous aiment nous trouvent et/ou on rêverait d’attirer l’attention de ceux qui ne savent même pas qu’on existe.

Si Charité bien ordonnée commence par soi-même, nous ne sommes pas très charitables envers nous-même. L’acceptation des autres se fait sans effort alors que l’acceptation de soi nous semble compliquée. Après tout, ils sont comme ils sont. Ils ont leurs défauts mais tellement de qualités ! Nous considérons que c’est nous qui devons changer pour mieux nous adapter à eux. Nous courons donner de l’amour aux autres avant même de nous en être donné en premier.

S’améliorer, une quête infinie

Nous identifions les défauts que nous aimerions corriger plus rapidement que les qualités que nous avons et que tant d’autres chérissent chez nous. Il est important d’être meilleur(e) que notre version actuelle, plus aimable, plus cultivé(e), plus en forme, etc. Une course vers l’avant avec parfois l’œil fixé au rétroviseur « c’était mieux avant« . A la conquête d’un soi différent de ce qu’on est actuellement.

Le besoin d’évoluer est ce qui maintient la vie en chacun de nous. Certes. On a envie d’apprendre, de s’exprimer, de réaliser des projets, pour laisser notre empreinte dans ce monde. Est-ce qu’évoluer signifie uniquement se changer ? Nous n’avons même pas pris le temps de nous connaître nous-même que nous voudrions déjà être différent.

Comment savoir si on a réussi à changer si on ne connaît pas la personne qu’on était au départ ?

Apprendre à se connaître pour s’accepter voire s’aimer

Et pourtant, nous sommes la personne avec qui nous passons le plus de temps. C’est dommage de gaspiller tout ce temps avec quelqu’un que nous n’apprécions pas. Tout simplement parce que nous n’avons pas pris le temps d’apprendre à connaître cette personne.

Evidemment, nous connaissons nos défauts sans nul doute ! Bien que.. Il y en a forcément qu’on occulte pour se supporter. Par contre nos qualités… Combien d’entre nous commencer à bégayer après avoir cité 2 malheureuses qualités quand on nous demande de les énoncer ?

Nous n’aurons jamais accès aux autres comme nous avons accès à nous-même.

Qualités, défauts, compétences, aptitudes, rêves, caractère… Si nous apprenions d’abord à considérer ce que nous avons à notre disposition, accepter ce que nous sommes maintenant ? Nous appréciez comme nous apprécions une autre personne… Une personne spéciale, particulièrement importante pour nous. Et ensuite voir ce qu’il nous est possible de faire avec nous-même ? Pour nous plus encore que pour les autres.

L’acceptation de soi est le premier pas vers l’authenticité, la sérénité et aussi l’écologie sociale. Sa mise en oeuvre est loin d’être « confortable » au début car cela demande de remettre en question son système de référence. Cependant, si chacun(e) commençait à s’accepter davantage, il est certain que tout le monde y gagnerait.

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